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 (avery // une rencontre en plein footing...)

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MessageSujet: (avery // une rencontre en plein footing...)   Mar 4 Oct - 23:17

Les membres de l’équipage sont tous tendus, même s’ils se cachent derrière un sourire afin de tromper les passagers qui retrouvent peu à peu leur calme. Ce n’est pas le cas de Giacinto qui, après avoir immobilisé l’appareil, se tourne vers son copilote. Il s’est passé quelque chose durant le vol. Un voyageur a semé la discorde en tombant nez à nez avec une hôtesse de l’air et son collègue à sa droite dans une position délicate, dans les toilettes non verrouillées. L’intégrité des deux amants a été attaqué, leur professionnalisme aussi et il a fallu qu’il intervienne pour éviter que le ton monte davantage, sous l’imploration d’une deuxième hôtesse, Hannah, qui ne savait pas comment gérer ce débordement. Alors il a pris la parole, indiquant les endroits que l’avion survolait au moment précis, avec des petites anecdotes amusantes pour détendre l’atmosphère. Un pari réussi. Il faut dire qu’il a le don de sauver les situations désastreuses avec son assurance légendaire, mais il n’a pas aimé les raisons de son improvisation.

Le 747 atterrit en douceur sur le sol américain, les passagers se lèvent, récupèrent les bagages cabine, tandis que Gia se tourne vers son copilote. Son rôle est de faire en sorte que tout au long du vol, les choses se déroulent à la perfection, ou presque et que la cause soit le personnel le fait bouillir de l’intérieur. Silencieux, il retire sa ceinture, se lève à son tour sans adresser un seul mot à son petit collègue. Il a deux ans d’expérience uniquement et travailler avec lui est un honneur : un Boeing 747 ! Ce qui ne l’a pas empêché de fricoter avec une petite blonde, oubliant quelques instants les responsabilités qu’il avait auprès de Giacinto. Le commandant de bord quitte sa cabine, rejoint l’équipage et salue avec un sourire les passagers, dont certains le remercie pour les explications qui a ajouté un bonus au vol. Maintenant que l’avion est vide, il leur fait face, à tous, mais vise plus particulièrement deux personnes. « Vous vous fichez de moi ? » Une question qui ne demande aucune réponse, qui fait baisser la tête des deux coupables. « Fricoter dans un avion est une chose, manquer de discrétion et faire payer tous les membres du personnel de ce vol pour une de vos lubies en est une autre. » C’est tout de même de leur image que l’on parle, celle de la compagnie. Ca lui importe, lui qui aime sa profession, lui qui est passionné. Giacinto s’avance vers son copilote. « Il semblerait que vous soyez plus intéressé par ce qui se passe hors de ma cabine ? » Est-il là pour apprendre ou batifoler ? Il secoue la tête, sans oser répondre. « Si ça se reproduit, vous pourrez dire adieu à notre collaboration. » Un autre commandant prendra la suite. « Ca ne se reproduira plus. » Qu’il s’estime heureux de ne pas avoir une sanction plus sévère « Bonne soirée à tous. » Il attrape sa veste bleue avec des lisières dorées, son uniforme et descend peu après l’équipe. Seule Hannah reste en retrait pour l’attendre, avec les deux valises roulantes, dont la sienne. Il la récupère en la remerciant et se dirige vers l’intérieur de l’aéroport à ses côtés. « Tu crois que je devrais en parler à Manu ? » Manu, le fiancé de la blonde qui s’est un peu trop ouverte à son copilote. Manu, un steward, ami d’Hannah. « Contente-toi d’être là lorsqu’il l’apprendra. » Parce que ça se saura forcément. Les rumeurs filent vite par ici. « Tu me raccompagnes ? C’est sur ta route. » Il entrouvre la bouche, mais elle le devance. « C’est marqué chauffeur de taxi sur ton front. » Elle vole sa réplique qu’il dit très régulièrement lorsqu’elle lui demande de la conduire. « Dans ce cas, ça fera quarante dollars la course. » Amusé, il rentre dans son jeu et poursuit son chemin jusqu’au parking réservé au personnel. Il range les deux valises dans le coffre, prend place sur le siège conducteur, laisse Hannah entrer côté passager et connaissant son lieu de vie, il la conduit sans rien lui demander. Lui à hâte de retrouver son appartement, ses amis et ses autres habitudes. Ca fait deux semaines qu’il est parti sans jamais revenir et s’il a fait pire que ça dans le passé, la maladie de sa mère qui prend du galon au fil des jours, l’inquiète énormément.

Gia dépose Hannah qui ouvre la porte de son immeuble et disparaît peu après, puis fait le trajet jusqu’à chez lui où il pose sa valise à l’entrée, sans prendre la peine de la défaire, un geste devenu systématique avec ses nombreux départs. Il se libère de son uniforme qu’il troque contre des vêtements de running, un pantalon noir et un t-shirt bleu marine. Alors que la nuit tombe, il y en a qui prennent un verre, qui vont au cinéma, ou qui regarde un match de foot à la télévision avec un plateau-repas. Lui a besoin de courir avant de poursuivre la soirée. Les écouteurs dans les oreilles, l’homme commence à courir dès la porte du hall de son appartement refermée, prenant la direction du sentier des promeneurs, dans lequel bon nombre de personnes se perdent, surtout la nuit. Mais lui, il le connait sur le bout des doigts, pourrait le parcourir les yeux fermés. Sur « Soap » de Melanie Martinez, il accélère le pas, enjambe une petite barrière en bois et alors qu’il se pensait seul, son regard croise une silhouette qui ne lui est pas inconnue, qui le dépasse. Un regard furtif, qui ne lui a pas permis de savoir s’il est seul à s’être rendu compte de cette rencontre hasardeuse, ou si cet homme a compris lui aussi. Gia tourne la tête sur le côté pour le voir s’éloigner et continue sa route. Un deuxième tour, un nouveau croisement, ce qui ne manque pas de le faire sourire. Le hasard n’existe pas. Pourtant, qui aurait pensé qu’après six mois, il le reverrait ? En pleine nuit, en train de courir ? Un troisième tour et son regard qui se veut cette fois-ci séducteur le fixe lorsqu’ils se recroisent. Au prochain, il ne laissera pas passer. Il s’arrêtera, il lui parlera, n’est pas gêné à l’idée de prendre les devants. La courbe du sentier se termine et il ralentit en voyant la silhouette se rapprocher au loin, jusqu’à s’arrêter et marcher jusqu’à sa hauteur. « Bonsoir. » qu’il dit, en retirant ses écouteurs, tout en reprenant son souffle. Il le balaye du regard, dévore sa silhouette, en profite. « Le hasard fait parfois bien les choses. » Il n’y croit absolument pas, à la base, mais il doit bien voir les choses en face. « Un dernier tour ou bien l'on vous attend ? » qu'il questionné, sans détourner ses yeux de lui, avec ce ton suave qu'il aime se donner lorsqu'il entre en chasse.
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MessageSujet: Re: (avery // une rencontre en plein footing...)   Mer 5 Oct - 0:27



« Ooooh bébé tu es sûr que tu ne m’en veux pas ? » Anna lui avait sauté dessus et s’était pendue à son cou, couvrant sa nuque de baisers qui firent se dresser les poils sur son corps tant le malaise était prononcé. Magnanime, il se défit de sa poigne avec douceur, en posant un baiser sur son front pour ne pas avoir l’air de réellement la repousser. Elle était « full glamed up » comme elle aimait dire, et à la façon dont elle s’inspectait dans le miroir et retouchait son rouge à lèvres il savait qu’il n’avait pas beaucoup d’efforts à faire pour la convaincre de sortir. Il ne savait pas vraiment ce qui était au programme, parce qu’il avait cessé de l’écouter depuis cinq bonnes minutes, trop heureux d’avoir l’appartement pour lui et de ne pas avoir à répondre de quoi que ce soit au moins le temps d’une soirée. Il avait seulement compris que c’était une de ses amies –bénie soit-elle – qui lui avait suggéré de prendre une soirée pour elle, pour souffler un peu de tous ces préparatifs de mariage qui la mettait sur les nerfs. Elle avait même pris un sac « au cas où ». Il se retenait à grande peine de ne pas exécuter une danse de la victoire dans le salon.

Un geste qu’il aurait ravalé assez rapidement tout compte fait. Le souci, lorsqu’on était seul, c’était le temps que l’on avait devant soit pour se noyer dans ses propres réflexions. La force que prenait soudain vos démons intérieurs. Sensation d’une paume contre son épaule, pressant, prête à le faire chuter. Un souffle glacial sur sa nuque. Des épines glissées à ses oreilles comme un poison. Ils le contemplaient du fond de son regard sombre, à travers son reflet. Sueur sur le front. Fièvre dans le corps. Entre ses reins. La réponse à leur étreinte vénéneuse il l’avait trouvée dans les mots. Encre couchée sur le papier, confessions honteuses. Mais cette nuit-là les mots le fuyaient. Alors il avait troqué sa tenue d’intérieur comme celle de sport, enfilé ses baskets avec un soupir de soulagement. Autrefois il avait fait partie de ces gens qui voyaient les autres battre le pavé sans comprendre réellement ce qui les poussaient à dépenser autant d’énergie dans quelque chose qui lui semblait sans but. Ses premiers essais au jogging avaient été catastrophiques. Il en avait même vomi plusieurs fois, les reins sciés par le manque de souffle. Et puis un jour le miracle s’était produit, ses épaules s’étaient détendues et sa foulée s’était faite alerte. Il avait choppé le virus. Depuis il ne pouvait plus s’en passer. Et il ne comprenait plus ceux qui restaient affalés dans leur canapé.

Le son saturé et rocailleux de Kaleo dans les oreilles, il se dirigea vers le parc qui avait sa préférence, louvoyant entre les passants avec aisance. Il courrait en général le matin mais quand il s’agissait de se vider la tête, la nuit cela fonctionnait bien mieux. Quelque chose dans l’ambiance feutrée du parc à cette heure-ci qui venait l’apaiser. Il ne se ménagea pas, sentant rapidement son t-shirt se tremper de sueur, ses boucles se rebellant en courbes humides sur son front. Il arriva à un rythme où il se concentrait uniquement sur son souffle, et sur le jeu de ses muscles. Il loupa la première qu’il passa à côté de LUI, qui n’était pourtant pas un homme ordinaire avec sa haute stature et ses épaules carrées. La seconde fois où il le dépassa. Ce fut le regard insistant de Giacinto qui lui révéla sa présence. Sensation de picotement à l’arrière de son crâne et qui faisait pressentir que l’on était l’objet d’une quelconque attention. Son premier réflexe avait été de forcer son allure, pour mettre le plus possible de distance entre eux. Peur irraisonnée. La troisième, moins surpris, il se donna le temps de l’observer alors qu’il lui tournait le dos. L’homme n’était pas seulement carré, il était bâti comme un dieu. Une remarque qu’il se reprocha aussitôt et qui lui donna de nouveau des ailes. Un point de côté lui reprocha aussitôt sa négligence, le forçant à ralentir et marcher un peu. Il sursauta, quand il entendit une voix derrière lui. « Bonsoir. » Souffla-t-il, en ne lui accordant qu’un bref regard parce qu’il se sentait rougir jusqu’à la racine des cheveux. Il n’était pas facile de faire face à un fantasme. Depuis le temps, il ne croyait plus qu’il le croiserait encore. Et il s’était égaré dans ses rêveries. Il ne répondit pas sur la question du hasard, parce qu’il avait l’impression que les astres se foutaient royalement de sa gueule. I’m trying to be good… pensait-il.

« Euh nnn-on. » Répliqua-t-il les yeux écarquillés, laissant le silence s’éterniser avant de préciser. « Personne ne m’attends. » Une réponse pour laquelle il se serait aussitôt donné des baffes. Il y avait quelque chose de dangereux chez cet homme pour lui. Le son de sa voix l’électrisait, et un frisson coula directement le long de sa colonne vertébrale. Pourtant, il lui adressa un sourire en coin, et se mit aussitôt à détaler, le mettant au défi de tenir le rythme.

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