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 - gotta feeling that I'm going under (w/olivia)

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MessageSujet: - gotta feeling that I'm going under (w/olivia)    Lun 3 Oct - 5:30

Toujours les même conneries sur Facebook, les même photos tumblr sur Instagram et des vies étalées sur Twitter. Les réseaux sociaux arrivaient à te distraire, auparavant. C'est toujours la même chose. Les dépressifs, les couples collants, les absents et encore même les parents qui découvrent petit à petit ce nouveau réseau parce qu'ils ont vu leur enfant dessus. Tu as plusieurs fois hésité à supprimer ces applications, elles ne te servent à rien, au fond. Tu pourrais vivre sans. Ce n'est pas une drogue - Alors que pour certains, ça l'est. Un petit tweet avant de faire ci ou de faire cela, une photo en espérant plus de cinquante likes et encore même une citation bien déprimante pour, bien évidemment, bien commencer la journée de bon gros matin. Tu comprends pas comment on peut afficher sa vie là-dessus en sachant que ce n'est pas malin de le faire. Tout le monde sait, tout le monde est avertis et pourtant, personne n'écoute. Ils s'en foutent. Et tout ce qui compte, c'est les likes et qu'on sache que tu vas mal ou qu'tu vas bien. Facebook ne sert plus à rien, Twitter ne sert plus qu'aux hashtag débiles et Instagram, ça n'a jamais servis à quelques choses au fond. Pourquoi poster une photo sur Instagram alors que Facebook a cette fonctionnalité, sérieusement ? La logique des gens est complètement envolée. Tu es forcé de vivre dans ce monde, et actuellement, tu n'es pas ravi. Et pourtant, on sait très bien que Facebook t'a servit aux années lycée. Les messages sur le compte de quelques potes parce que tu avais la flemme de retrouver ton portable pour un message, un mot à la Wheeler de temps en temps sous un compte que tu n'utilisais qu'à la bibliothèque, mais jamais, tu ne postais de publications. Tu as toujours trouvé le concept peu intéressant. Tu disais que c'était fait pour les hypocrites ou les gens en manque d'attention. Si quelqu'un veut de tes nouvelles, il viendra t'en demander. Si pas, reste dans ta putain de solitude et nous emmerde pas avec tes dizaines de publications à la minute. Tu traînais pas avec les bonnes personnes. Tu te souviens qu'ils postaient beaucoup de choses inintéressantes et que parfois, quand tu apparaissais sur une image, on t'identifiait. Tu niais et passais ton chemin, toi. Tu commentais rien. Comme toujours, tu ne laissais aucune trace ou signe de vie. Ton père te l'a souvent dit et demandé. Donne signe de vie ; Donne de tes nouvelles ; Pourquoi tu viens pas voir ton bon vieux père ? ; Tu sais, je suis toujours en vie. Et tu trouvais toujours quelque chose à répondre. Soit, tu étais pris par le boulot. Soit, tu lui répondais par ce qui te venait en tête. Lorsqu'il a dit qu'il était toujours en vie, tu lui as répondu : "J'croyais qu't'avais rejoins ma bonne vieille mère, tiens. Dommage." Tu n'es pas ce genre de fils adorable, t'es plutôt un salopard avec ton père - Alors qu'il demanderait tout pour un moment père/fils, car sincèrement, l'bon vieux temps lui manque. Tu lui manques. Mais tu ne fais rien, tu restes cbez-toi à glander, servir des verres au bar, dormir et t'apitoyer sur la société et ce qu'elle devient. Ton quotidien ne se résume à rien qu'on pourrait envier. C'est certainement ça le problème lorsque tu as connu le bonheur ultime. Après, tu te rends compte que tu ne toucheras plus ce summum à nouveau. Tu pleures pas sur ton sort, tu t'es juste rendu compte qu'il fallait te trouver quelque chose à faire de ta journée. Tu as pris congé aujourd'hui, tu n'as pas envie de bosser, trop crevé, peu motivé. Tu ne croiseras donc pas ce petit gras de Robert ou cette vieille dragueuse de Katherine. Aujourd'hui, tu te sépares de ces quelques visages familiers pour te reposer. Autrement, tu passerais ta vie dans ce bar et ce n'est pas une solution à envisager. Loin de là, même. Tu as pensé à faire les courses, mais tu t'es rendu compte que tu avais suffisamment dans le frigo et que le livreur de pizza ne pouvait loger dedans. Ensuite, tu as pensé à dormir sauf que tu étais tout sauf crevé. Alors, tu es sorti. Sans but précis, tu es sortit dehors et tu t'es rendu compte qu'il pleuvait et que tu n'avais pas de parapluie. Tu t'en foutais royalement, au final. Tes cheveux finiraient par sécher un jour ou l'autre, ce n'était pas un drame. Et comme ces filles, tu ne risquais pas d'être décoiffé puisque tu l'étais déjà. Tu n'es pas non plus ce genre de personnes au litre de gel sur sa chevelure brune. Dégueulasse, tu as envie de gerber dès que tu vois cela. Tu en croises d'ailleurs quelques uns dans la rue et tu montres bien le fait que tu n'apprécies pas fortement. Ils ne cherchent pas à comprendre et continuent leur chemin. Souvent, dans la rue, les personnes se permettent d'afficher quelconques émotions ou sentiments en se disant qu'ils ne reverront plus jamais la dite personne, mais ici, souvent, tu croises de nouveau les personnes et pourtant cela ne t'arrête pas pour autant. Tu t'en fiches. Tu te stoppes sur le porche d'une maison. Celle de ton père. Ouais, non. Tu n'en as pas envie, mais au moins, là-dedans, y'a de la chaleur, de la bouffe et de quoi boire. Bonne idée. Tu rentres sans toquer, cette maison a été ton domicile pendant des années, de ton enfance à ton adolescence. Tu as vécu énormément de choses ici, tu connais l'endroit par coeur. C'était ton endroit, auparavant. Ton père ne ferme jamais la porte, peut-être trop flemmard ou peut-être trop inconscient, tu n'en as aucune idée bien que tu opterais pour la première option. Tu es surpris par ce silence, normalement, la télévision est allumée ou les voisins viennent squatter. Ce sont de bons amis, bien que ton père n'aime pas discuter pendant des heures de la vie, ils les aiment bien. Ils sont comme devenus les meilleurs amis de la famille. Pas le tiens. On dirait que la femme veut ta morte et l'homme est forcé de penser pareil pour soutenir l'obsession de sa femme. T'es Wes, le garçon qu'on soupçonnait pour avoir poussé Louisa Wheeler à se suicider, ce n'est pas rien ici, dans le quartier, cette histoire. Tu hausses des épaules en te disant qu'il finiera bien par montrer signe de vie, descende ou un truc du genre. Tu penses d'abord à t'en aller, mais tu te rends compte que le temps est vraiment pourri. « Génial. » Tu fixes l'extérieur pendant quelques minutes, tu te souviens de cette vue sur les maisons voisines. Petit, tu regardais la neige tombée sur le sol en hiver. Aujourd'hui, ce n'est plus qu'une rafale de pluie qui y tombe et tu as l'impression que tout a changé, mais si tout est toujours pareil. Les même lutins débiles dans le jardin d'en face, les même voiture, les même couleurs. En bref, ce n'est q'une illusion sortie de nulle part. Tu te tournes et tu bloques un instant en voyant quelqu'un. Qui n'est bien évidemment pas ton père. Car oui, aux dernières nouvelles, ton père ne porte pas ce genre de sous-vêtements, n'a pas ses courbes, ne se laissent pas pousser les cheveux et surtout, n'est pas une fille de ton âge voir plus jeune. Tu ne comprends pas, tu penses d'abord t'être trompé de maison, mais c'est pas le cas. C'est bien ta maison, celle où tu as vécu pendant une dizaines d'années. Tu fronces des sourcils avant de fermer les yeux un instant en secouant ta tête, soufflant. « Bah putain. » Ce n'est pas une cousine lointaine, une connaissance, non, elle n'est rien. Tu ne la connais pas et pourtant, tu connais toutes les personnes que ton père connaît. « Les vêtements ont pas étés inventés pour rien, sinon.» Tu pourrais lui demander son prénom, qui elle est, mais non, tu préféres faire une remarque sur sa tenue. « Mon père n'a pas fait d'arrêt cardiaque, au moins ? Et puis, tu viens d'où ? C'est malsain, putain. » Si ton père a su se taper ça.. Tu gardes espoir pour te taper la fille la plus sexy de l'univers, sincèrement.
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